Le groupe communiste et partenaires vient de déposer une délibération en vue de la prochaine session du Conseil Régional afin de créer une Maison publique de l'eau. Elle aurait pour mission d’assister les collectivités dans leurs souhaits de mettre en œuvre et de perfectionner une gestion publique de l’eau, ainsi que de mettre en synergie les actions menées par les collectivités de notre région pour une gestion durable et solidaire de l’eau.

L’eau est un bien commun à toute l’humanité. Elle n’a pas de frontières, pas de nationalité, pas de propriétaires. Elle est la première richesse de notre planète. L’eau est également une denrée vitale pour chaque être humain. Elle l’est pour ses besoins physiologiques directs comme pour son environnement. C’est pourquoi le droit à l’eau doit être considéré comme un droit fondamental inaliénable et universel. Or il est manifeste que de plus en plus d’hommes et de femmes sont privés d’eau. Elle devient une marchandise, un objet de profits et de spéculations. Elle devient parfois un motif de conflits armés. Et les dégâts environnementaux viennent mettre en péril la pérennité des ressources.
Ces dernières années, des opérateurs privés ont investi le domaine de la gestion de l’eau. C’est avec les bénéfices de cette activité qu’ils ont bâti des empires. Le prix de l’eau pose désormais problème pour un égal accès de toutes et tous. Les décideurs politiques, et donc les citoyennes et citoyens, se sont trouvés de plus en plus dépossédés des choix. C’est pourquoi de plus en plus d’hommes et de femmes souhaitent voir revenir l’eau sous contrôle public pour vivre aujourd’hui et préparer demain.
Pour sa part, la Région assume déjà des responsabilités en la matière, concernant les Ports, avec le plan Rhône, avec la Société du Canal de Provence, ou encore au sein de la Compagnie Nationale du Rhône et se trouve sollicitée par les services de l’Etat pour en assumer plus encore. En effet, malgré l’importance des enjeux, ce dernier a délaissé ses missions. Nous souhaitons ne pas voir s’amplifier encore la décroissance de maîtrise publique de la gestion de l’eau.
En France, environ 50% des contrats de gestion passés par des municipalités ou EPCI arrivent à échéance. Nombreux sont celles et ceux qui veulent à cette occasion se donner les moyens d’un passage en gestion publique. Pour cela, il y a besoin de moyens et d’appuis techniques, juridiques, politiques.
C’est pourquoi, au regard des enjeux en termes d’aménagement du territoire, de développement durable, de coopérations à tous niveaux et d’égal accès de tous à l’eau, le Conseil Régional de PACA doit agir pour faire prendre force au mouvement pour une gestion publique de l’eau et de l’assainissement.
Lire la délibération proposée par le Groupe.